BELGIAN NATIONAL ORCHESTRA, le nouveau Partenaire Culturel Associé de Prométhéa!

 

©VEERLE VERCAUTEREN, Belgian National Orchestra, Introduction Hugh Wolff, 2017.

 

Depuis janvier 2019, le Belgian National Orchestra a rejoint le réseau des Partenaires Culturels Associés de Prométhéa! L'occasion de revenir avec eux sur les enjeux de la diversification des sources de financements pour une grande institution culturelle en Belgique.
Pourriez-vous nous présenter, en quelques mots, le Belgian National Orchestra ?

Porté par des musiciens passionnés et une vision sociale, le Belgian National Orchestra se distingue, depuis sa création en 1936, en tant qu'orchestre de la Belgique et de la capitale de l'Europe. Partenaire privilégié du Palais des Beaux-Arts (BOZAR), il se produit régulièrement dans la salle Henry Le Bœuf, son écrin naturel. En tant qu’orchestre fédéral, le Belgian National Orchestra est régulièrement présent dans les trois communautés de notre pays ainsi que sur la scène internationale. Avec Hugh Wolff comme chef-principal depuis septembre 2017, l'orchestre a pour objectif de s’inscrire dans son époque, notamment en proposant une nouvelle vision de la diffusion de la musique classique. Chaque année, il collabore avec les plus grands solistes et est également un partenaire structurel du Concours Reine Elisabeth.

 

Afin de mener à bien des projets tels que les Concerts interactifs ou encore les «Classics clubbing», vous avez décidé de diversifier les sources de financement. Quelles sources avez-vous choisi d’exploiter ? Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

On ne parle plus de sponsoring mais surtout de partenariats. Nous privilégions actuellement le développement de partenariats avec les entreprises, en renforçant ceux qui existent et en enrichissant notre institution par de nouveaux. Nous nous centrons sur le développement de nouveaux concepts et nous recherchons des partenaires qui partagent les mêmes valeurs en terme de qualité et d’innovation. Les projets réalisés avec ceux-ci sont conçus de manière sur-mesure. Pour certaines actions spécifiques comme l’organisation de concerts interactifs ou l’achat d’un nouvel instrument de musique, nous organisons une levée de fonds chaque année en décembre. Nous avons également mis en place un programme appelé be.symphonic pour les particuliers qui souhaiteraient soutenir l’orchestre tout en bénéficiant de la programmation artistique. Nous offrons une expérience unique et inestimable. La proximité et l’échange avec les artistes ainsi qu’avec les responsables de notre organisation font souvent la différence.

 

Comment en êtes-vous arrivé à proposer une collaboration à des entreprises telles qu’Ethias, pour un soutien structurel, ou BMW Brussels pour un projet plus spécifiques?

Les collaborations que nous mettons en place sont pour la plupart liées au réseau que nous développons jour après jour au sein de notre équipe. Nous nous ouvrons à toutes les entreprises pour qui la musique classique a et continue à avoir du sens à notre époque. Ces collaborations permettent de refléter les valeurs de notre institution et la modernité dont elle se revendique.

 

©VEERLE VERCAUTEREN, Belgian National Orchestra, Hugh Wolff & Sergey Khachatryan (violon), 2017.

 

En quoi consiste la collaboration, concrètement ? Que vous apportent ces partenariats avec les entreprises?

Nos partenariats sont une vitrine de l’excellence de notre institution et de la musique jouée par nos musiciens. Mais au-delà d’un simple logo sur les supports de communication, c’est bien la musique et les personnes qui y contribuent chaque jour, qui sont au cœur de la relation que nous construisons avec ces entreprises. Ayant récemment déménagé dans de nouveaux bureaux situés rue Ravenstein, nous bénéficions maintenant d’une salle de réception qui permet également d’accueillir nos partenaires et de privilégier des moments de rencontre exclusive.

 

Quel sont, pour un porteur de projet, les challenges liés au mécénat ?

Il est évident que trouver de nouveaux partenaires requiert du temps et de l’énergie et qu’il s’agit d’une mission à part entière. Le mécénat a ses exigences propres et il faut également pouvoir s’adapter à la réalité du territoire belge. Se différencier des autres secteurs et des acteurs du culturel est un travail global au sein de notre organisation mais la communication et la transmission de cette valeur fondamentale et unique nécessite un travail continu.