dA architectes, une entreprise qui aime partager ses compétences

Fondé il y a 7 ans, l’atelier d’architecture dA architectes est un des partenaires de Prométhéa. Intéressée par les relations humaines que le mécénat peut générer, l’équipe de dA architectes a déjà participé à de nombreuses actions de mécénat, notamment de compétences.

Rencontre avec Pierre de Wit, l’un des deux fondateurs.

Pierre de Wit, vous fondez avec Maud André la société dA architectes en 2017. Qu’est-ce qui caractérise votre bureau ?

Pierre de Wit et Maud André dans l'équipe de dA Architectes, entreprise mécène de Prométhéa

Mon parcours m’a entre autres conduit à la conception de projets culturels significatifs comme, par exemple, le Théâtre de Liège, celui du Manège.Mons ou le Mons Memorial Museum ; ils ont notamment comme point commun la transformation d’un patrimoine. Ce sont des jalons qui ont alimenté la démarche de dA architectes pour fonder notre processus de conception et d’accompagnement sur le partage des expériences et l’expérimentation.

On nous pose parfois la question : “Quel est votre style ?”. Nous ne savons jamais y répondre car chaque projet et son approche sont fondamentalement différents, moulés sur mesure autour des demandeurs, de leur programme et de leur contexte. Nous ne pouvons pas et ne souhaitons pas nous cataloguer. Durant nos six premières années, nous avons abordé l’urbain, le péri-urbain, le rural dont des sites protégés, la construction neuve, la transformation ou la rénovation de bâtiment classés. Nos commandes nous ont offert d’aborder le logement collectif et individuel, le commerce et le tertiaire, les infrastructures sportives, scolaires, socio-médicales ou encore culturelles. Nous partons du principe que transformer dépasse le champ du seul bâti. Chaque projet d’architecture fait l’objet de l’attention qu’il transforme aussi le paysage, l’impact environnemental mais surtout le cadre de vie de ses utilisateurs, ses habitants. Nous mettons un point d’honneur à faire de chaque projet une aventure humaine avec tous ses acteurs.On nous pose parfois la question : “Quel est votre style ?”. Nous ne savons jamais y répondre car chaque projet et son approche sont fondamentalement différents, moulés sur mesure autour des demandeurs, de leur programme et de leur contexte. Nous ne pouvons pas et ne souhaitons pas nous cataloguer. Durant nos six premières années, nous avons abordé l’urbain, le péri-urbain, le rural dont des sites protégés, la construction neuve, la transformation ou la rénovation de bâtiment classés. Nos commandes nous ont offert d’aborder le logement collectif et individuel, le commerce et le tertiaire, les infrastructures sportives, scolaires, socio-médicales ou encore culturelles. Nous partons du principe que transformer dépasse le champ du seul bâti. Chaque projet d’architecture fait l’objet de l’attention qu’il transforme aussi le paysage, l’impact environnemental mais surtout le cadre de vie de ses utilisateurs, ses habitants. Nous mettons un point d’honneur à faire de chaque projet une aventure humaine avec tous ses acteurs.

En ce qui concerne notre actualité, le bâtiment de la Mosa Ballet School* vient d’être livré. Ce projet intègre une école internationale de danse dans l’ancien siège de la Banque Nationale à Liège. Il est le résultat de la mise en forme des préoccupations de notre démarche. Il respecte l’objectif de transformer respectueusement et sous forme d’évidence une institution régalienne en lieu de vie et d’apprentissage dont l’histoire concerne maintenant principalement son avenir.

Une autre singularité de notre duo d’associés est que vingt années nous séparent. J’ai connu Maud durant ses études, puis comme stagiaire pour, maintenant, œuvrer ensemble. Elle est un précieux atout car elle nous permet d’élargir le spectre des préoccupations par le regard de différentes générations. En générant un questionnement permanent, le principe de transmission fonctionne dans les deux sens pour nourrir nos démarches d’architectes.

Quand nous pris la décision de créer notre société, nous avons établi que le plaisir et l’envie seront les moteurs de notre travail. C’est toujours d’actualité et nous l’espérons ainsi pour longtemps encore.

* Le projet d’architecture de la Mosa Ballet School participera prochainement à l’exposition itinérante “Architectures in Transition. Reuse of built heritage and social heritage”.

Votre lien avec les projets culturels est assez étroit. Aujourd’hui vous accompagnez même en mécénat de compétences ce projet de wagon-torpille. De quoi s’agit-il exactement ?

Nous avons été interpellés dans le cadre de ce projet pour apporter principalement une expertise en matière d’intégration urbaine. C’est-à-dire vérifier et valoriser la manière dont la “torpille” peut être localisée dans l’espace et, ce, au regard des contraintes et des atouts du site proposé. Ceci nous a amené à modéliser le wagon et réaliser des fonds de plans et coupes pour simuler différentes hypothèses au regard des caractéristiques spécifiques des lieux pour garantir la qualité de son cadre.

Situé entre la Meuse, le siège de la RTBF-Liège et un important centre commercial – la Médiacité -, le lieu d’implantation est assez spécifique car il doit être visible et accessible par l’individu au cœur d’un nœud de circulation automobile intense. La torpille doit valoriser sa présence en fonction de toutes ces composantes.

Plan de l'implantation du wagon-torpille de Liège devant la Médiacité par dA Architectes, entreprise mécène de Prométhéa
Plan de l’mplantation du wagon-torpille devant la Médiacité de Liège

Qu’est-ce qui vous motive dans ce projet ? Quel est votre apport et qu’est-ce que ça apporte à votre bureau ?

Wagon-torpille de Liège qui va être posé devant la Médiacité avec l'aide de mécénats engendrés par Prométhéa

Au-delà de la simple demande d’ordre factuel, la démarche est également l’occasion de soulever des questions et d’apporter des réflexions pour aider les protagonistes à encore améliorer la qualité de leur projet. Au-delà de l’aspect mémorial, c’est le côté mémoriel qui nous intéresse principalement c’est-à-dire que l’Histoire raconte une (nouvelle) histoire. Comme pour nos projets patrimoniaux, la démarche porte sur la capacité du projet à générer une mémoire renouvelée, ne pas figer l’instant mais offrir une nouvelle dimension pour que son histoire soit aussi future.

En plus de ce projet, vous êtes également membre de Co-legia, un des 7 collectifs d’entreprises mécènes de Prométhéa. Quels sont les avantages du mécénat collectif ?

Après deux ans de participation à Co-legia, c’est la dimension humaine de la démarche que nous retenons avant tout. Si l’aspect financier est un moyen essentiel du mécénat, il ne peut prendre de sens que si les personnes qui s’y inscrivent peuvent collaborer dans une dimension intellectuelle et sympathique. S’il y a une demande de soutien de la part d’acteurs culturels, il existe une offre de compétence de la part des “artisans”, de ceux qui fabriquent l’environnement du quotidien. La croisée des chemins de ces deux vecteurs sont les lieux qui permettent à chacun de s’améliorer.

« L’état de la culture est certainement le reflet de l’état de la société, il n’est pas immuable. Il nous semble essentiel que les acteurs du “savoir-faire” s’impliquent dans une dynamique participative afin de soutenir toutes les mises en perspective de l’art et de l’artisanat dans tout ce qui s’est fait, se fait et surtout se fera. Le patrimoine est une dot, nous entendons que sa transmission doit être fructifiée au profit d’un héritage futur, c’est-à-dire en s’enrichissant des besoins et des usages contemporains. »

dA architectes

Pierre de Wit

Pierre de Wit (1969, Liège) est diplômé en 1993 de l’Institut Supérieur d’Architecture Saint-Luc Liège.
Il est le stagiaire de Claude Strebelle à l’Atelier du Sart Tilman. Il débute sa collaboration avec l’architecte Pierre Hebbelinck en 1996 pour devenir administrateur de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit de 2005 à 2017.
Conscient du lien vital indispensable entre la pratique architecturale et l’enseignement de la profession, Pierre est chargé de cours en projet à la faculté d’architecture de l’Université de Liège depuis 2007.

Maud André

Maud André (1990, Liège) est diplômée en 2014 de la faculté d’architecture de l’Université de Liège.
Elle a été stagiaire puis architecte cheffe de projet à l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit jusqu’en 2017.
En lien avec sa pratique architecturale, Maud développe parallèlement ses activités de design.

La précieuse équipe de dA est également composée de Clara Godon, Sacha Maréchal, Jean-Yves Naimi et Rémi Winand, architectes.

Pour en savoir plus sur dA architectes, c’est par ici.

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