Depuis 1956, la ferronerie Dejeond Delarge a étoffé son savoir-faire et diversifié ses spécialités, notamment en restauration du Patrimoine. L'entreprise, située dans le centre de Liège, est devenue membre de Prométhéa en mars 2019 et a également rejoint le Collectif Co-legia.

 

Pourriez-vous nous dire quelques mots sur la Ferronnerie d’art Dejeond-Delarge ?

Mon entreprise est avant tout une équipe fortement liée de femmes et d’hommes : une dizaine de personnes en atelier principalement des soudeurs, une dizaine d’installateurs qui se rendent sur les différents chantiers exclusivement en Belgique pour poser nos ouvrages, et en amont des techniciens ingénieur, architecte et dessinateur(trice) qui mettent au point la conception et tous les détails de fabrication.

Notre entreprise familiale a une vocation artisanale ; notre spécialité est de développer sur base d’un projet architectural, des éléments métalliques pour le bâtiment ; à ce titre, chaque projet nous plonge dans une nouvelle recherche, un nouveau défi en utilisant le savoir-faire acquis depuis plus de 50 ans, dans les domaines spécifiques qui nous occupent : menuiseries métalliques, ferronnerie, tôlerie, rénovation et restauration d’ouvrages en acier.

 

Votre entreprise est régulièrement impliquée dans la restauration du Patrimoine. On peut notamment citer la rénovation du cinéma Palace, à Bruxelles, ou, plus récemment, les châssis de l’Hôtel communal de Forest. Le Patrimoine a-t-il toujours été inclu dans les missions de la Ferronnerie Dejeond-Delarge ?

Non , en effet, c’est une orientation plutôt récente (environ 10 ans) , correspondant à une demande accrue. Il s’agit surtout , soit de recréer à l’identique des menuiseries en acier, soit de restaurer des pièces existantes. Notre travail de l’acier, notre caractère encore très artisanal , la qualification de nos équipes nous a permis de nous lancer dans ce type de mission.

©Dejeond-Delarge, rénovation du Cinéma Palace

En mars dernier, vous avez soutenu le Prix de la Photographie de l’Emulation, à Liège. Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur ce partenariat ? Quelles ont été les raisons qui vous ont incitées à soutenir ce projet ?

Le thème de ce concours était le quartier Saint Léonard, mon quartier, celui où je suis née et où je travaille; c’était donc tout à fait naturel.

 

Vous avez tout récemment rejoint notre collectif Co-legia, qu’espérez-vous en retirer pour votre entreprise ?

Très sincèrement, c’est une expérience ; je savais que j’allais avec d’autres entreprises très proches de la mienne promouvoir, à une humble échelle, la réalisation d’une « œuvre » ; je suis assez sensible à l’art dans mes moments de loisirs. Donc c’est une démarche plutôt personnelle .